Déc 21 2017

Peut-on laisser réduire l’Europe à une pompe à fric ?

On a tendance à répondre spontanément : non.
Cependant, dans la réalité, on peut s’apercevoir que ceux-là même qui critiquent l’Union à laquelle ils ont demandé à adhérer et à laquelle ils participent, n’en respectent pas les principes d’adhésion.
Pourtant ils ne se gênent pas pour en tirer les bénéfices.

Le tableau transfertsUEci-contre donne le classement de ce l’Europe donne en subventions pour chaque habitant de chaque pays. Subventions en infrastructures principalement : routes, équipements, hôpitaux, etc.
Il suffit de cliquer dessus pour l’ouvrir sur une page entière en plus grand.

Quand on dit subventions, cela veut dire concrètement de l’argent qui vient des états membres. Il est versé au budget communautaire qui le redistribue. Concrètement c’est l’argent de tout le monde, notre argent. Bien sûr ces transferts sont légitimes. Au moins si on considère que l’Union Européenne justifie une solidarité entre ces membres.Et notamment qu’on considère que les moins dotés au départ, justifient l’attention de ceux qui paient le plus ….et qui touchent donc le moins notre Il est

Comme on le voit la somme n’est pas mince pour certains pays.

Alors quand on voit que certains d’entre eux, particulièrement parmi les mieux lotis en transferts reçus, ne respectent pas les règles de démocratie, ne joue pas le jeu du commerce européen, on ne peut que s’interroger, puis rapidement s’indigner.

Comment ? On leur donne de l’argent et ils achètent plutôt américain pour leurs avions alors qu’on a Airbus ? Ils jouent le jeu du dumping fiscal pour délocaliser chez elles nos entreprises ? Ils nous inondent de « travailleurs détachés » avec leurs salaires et règles sociales d’un autre temps ?

Dernièrement le Pologne, pour ne citer qu’elle, mais il y en a bien d’autres, dénie tranquillement la charte démocratique de l’Union en mettant sa presse et sa justice sous tutelle. Sans compter, là et ailleurs, les distorsions de concurrence en profitant quand même des subventions.

Rappel : il s’agit de chiffres officiels, valables jusqu’en 2020 et qui donnent le montant de ce que l’Union Européenne v erse comme subvention, par habitant, aux différents pays.

 

Deux remarques :
– Même les plus enclins à critiquer les forts devront se rendre compte que ceux-ci, et notamment les « pays historiques » de la création européenne, aident largement les nouveaux entrants.
– Secondement, que ceux qui crient le plus ne sont pas ceuxwarsaw-demo-02 qui profitent le moins de la manne ainsi récoltée. Les pays baltes notamment devraient être ainsi davantage incités à la réserve ….et à la solidarité.


A défaut de quoi quand la manne disparaître, on se peut se demander ce que deviendra la cohésion européenne.   

Nov 20 2017

Ce post a 1 an maintenant : Que peut-on y changer ?

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Peut-être la détermination au sommet de l’Etat. Pour le reste, le scénario reste écrit.

Face à la violence il faudra bien sûr l’armée.

On nous promet bien du courage avec les télés pour qui, vu de loin, ce sera un remake de Robin des Bois, si possible avec du sang, des victimes et, naturellement le passage en boucle des « violences policières » contre ces gentils pauvres petits gamins dérangés dans leur quiétude.

 

Paru le 13 octobre 2016 sous le titre « La Messe n’est pas encore dite mais la liturgie est déjà écrite »

Une évacuation annoncée « en octobre » puis « cet automne » par notre matamore national. Une n°2 dans l’ordre protocolaire qui continue à dénier consultations, votes des élus de tous bords et même de la population. Et cela sans que le Grand Patron élyséen y remette de l’ordre. Ajoutons en plus que ces atermoiements énervent dur sur le terrain sans que cela, semble-t-il émeuve les antis qui continuent à organiser les évènements qui font de l’image, du titre sinon de l’audience. Alors que dire de la suite.

Sans être totalement sûr de l’issue, tentons les grandes lignes du scénario sur le terrain. Ou le Gouvernement (Valls ou Cazeneuve) présente un ultimatum pour une intervention des forces de l’ordre. Les ZADistes appellent tous les antis, locaux, régionaux et au-delà si possible à les rejoindre et rester sur place. Le Gouvernement annule son ultimatum : c’est fini au moins jusqu’à la prochaine Présidentielle, au moins.

Ou le Gouvernement maintient son intervention. Les antis, ZADistes en tête bien sûr vont au contact pour empêcher les forces de l’ordre d’avancer. Accompagnés complaisamment des télés 24/24, à qui ils fournissent nourriture en boucle. L’objectif des antis : provoquer suffisamment pour fournir des images de forces de l’ordre s’en prenant aux vaillants résistants. Ce sont celles-là qui sont les préférées des médias. Tout simplement parce que ce sont celles-là que le public plébiscite. Pourquoi ? Vieux réflexe du soutien du voleur contre le gendarme. Résurgence soixante-huitarde de la légitimité de la violence anti-étatique. Le must : un ou plutôt des blessés, si possible graves, exposés et largement commentés. En gommant naturellement les provocations préalables. Des visages en sang et, on hésite à l’écrire, mais davantage est hélas possible. Tant il est certain qu’une issue fatale équivaudrait, avec des cercles dirigeants incertains au plus haut niveau, à un arrêt immédiat des opérations. Sans aller jusqu’à là, il suffira de 24h d’images, d’interviews bien larmoyantes d’expulsés depuis des mois mais toujours en place pour que l’opinion fasse pression de tous côtés pour mettre fin à la mêlée. On voit d’ici la mobilisation sans relâche et sans faille des réseaux sociaux, les plus antis en tête bien entendu. Même les plus sérieux, les moins racoleurs des observateurs seront pris dans le mouvement. Sinon d’eux-mêmes car ils ressentiront aussi la pression mais parce que leur rédaction leur rappellera qu’ils ne peuvent se permettre de perdre de l’audience par une attitude décalée à la demande. Bref, 24h plus tard, au mieux, c’est la suspension de l’opération. Cris de victoire des antis qui se retranchent pour la prochaine étape éventuelle : c’est-à-dire le prochain Président à qui on souhaite bon courage sur le dossier. Au total certainement, abandon du projet et coup de pied à la démocratie, sans parler de la perte de l’autorité de l’État pour l’avenir.

Alors la Messe est dite ? On peut le craindre hélas quel que soit le mouvement de menton vallsien.

Pour ne pas en arriver là, c’est-à-dire, poursuivre l’intervention malgré l’exploitation de l’émotion, il faudrait un énorme courage politique étonnant au sommet de l’État, une cohésion inespérée, retrouvée des gouvernants et une capacité à présenter ses images et explications en continu.

Et au surplus, être capables de tenir et tenir encore les 2,3 jours qu’il faudra pour aller au bout, sous les grondements, injonctions, montant de tous côtés.

Egalement en ligne directement par ici 

Nov 15 2017

Référendums d’accords dans les entreprises : le décret

Afin d’éviter, autant que faire se peut, de laisser diffuser des fausses informations, lancements d’alertes intempestifs et autres annonces d’apocalypse imminente, on pourra trouver ci-après l’essentiel du décret parue le 10 novembre 2017.

L’essentiel est résumé par le commentaire de RF social et on pourra, si on le souhaite, se référer à l’intégralité du décret en suivant le lien en fin de page

 

« En pratique, il n’y a aucun changement par rapport à la réglementation antérieure.

La consultation doit être organisée dans un délai de 2 mois à compter de la conclusion de l’accord.

Elle a lieu pendant le temps de travail, au scrutin secret sous enveloppe ou par voie électronique.

Son organisation matérielle incombe à l’employeur.

Ce dernier doit consulter au préalable le ou les représentants élus du personnel mandatés ou le ou les salariés mandatés sur les modalités de la consultation. Il fixe :

-les modalités de transmission aux salariés du texte de l’accord ;

-le lieu, la date et l’heure du scrutin ;

-l’organisation et le déroulement du vote ;

-le texte de la question soumise au vote des salariés.

L’employeur informe les salariés de ces modalités par tout moyen au plus tard 15 jours avant la consultation.

Le résultat du vote fait l’objet d’un procès-verbal dont la publicité est assurée dans l’entreprise par tout moyen. Ce P-V est annexé à l’accord approuvé lors du dépôt de ce dernier.

En cas d’accord conclu avec un représentant élu du personnel mandaté ou un salarié mandaté, le procès-verbal est également adressé à l’organisation mandante.

Ces règles s’appliquent également au référendum organisé dans une entreprise dotée de DS, pour « rattraper » un accord qui nécessite la signature de syndicats majoritaires (c. trav. art. L. 2232-12). »

 

Remarque importante :

Ce décret ne s’applique pas au référendum spécifique aux entreprises de moins de 11 salariés, visant à faire valider par le personnel, à la majorité des deux tiers, un projet d’accord établi unilatéralement par l’employeur (c. trav. art. L. 2232-21 et L. 2232-22). Ce référendum d’un genre nouveau nécessite un décret spécifique à venir.

Décret 2017-1551 du 10 novembre 2017, JO du 11


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