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Nov 20 2017

Ce post a 1 an maintenant : Que peut-on y changer ?

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Peut-être la détermination au sommet de l’Etat. Pour le reste, le scénario reste écrit.

Face à la violence il faudra bien sûr l’armée.

On nous promet bien du courage avec les télés pour qui, vu de loin, ce sera un remake de Robin des Bois, si possible avec du sang, des victimes et, naturellement le passage en boucle des « violences policières » contre ces gentils pauvres petits gamins dérangés dans leur quiétude.

 

Paru le 13 octobre 2016 sous le titre « La Messe n’est pas encore dite mais la liturgie est déjà écrite »

Une évacuation annoncée « en octobre » puis « cet automne » par notre matamore national. Une n°2 dans l’ordre protocolaire qui continue à dénier consultations, votes des élus de tous bords et même de la population. Et cela sans que le Grand Patron élyséen y remette de l’ordre. Ajoutons en plus que ces atermoiements énervent dur sur le terrain sans que cela, semble-t-il émeuve les antis qui continuent à organiser les évènements qui font de l’image, du titre sinon de l’audience. Alors que dire de la suite.

Sans être totalement sûr de l’issue, tentons les grandes lignes du scénario sur le terrain. Ou le Gouvernement (Valls ou Cazeneuve) présente un ultimatum pour une intervention des forces de l’ordre. Les ZADistes appellent tous les antis, locaux, régionaux et au-delà si possible à les rejoindre et rester sur place. Le Gouvernement annule son ultimatum : c’est fini au moins jusqu’à la prochaine Présidentielle, au moins.

Ou le Gouvernement maintient son intervention. Les antis, ZADistes en tête bien sûr vont au contact pour empêcher les forces de l’ordre d’avancer. Accompagnés complaisamment des télés 24/24, à qui ils fournissent nourriture en boucle. L’objectif des antis : provoquer suffisamment pour fournir des images de forces de l’ordre s’en prenant aux vaillants résistants. Ce sont celles-là qui sont les préférées des médias. Tout simplement parce que ce sont celles-là que le public plébiscite. Pourquoi ? Vieux réflexe du soutien du voleur contre le gendarme. Résurgence soixante-huitarde de la légitimité de la violence anti-étatique. Le must : un ou plutôt des blessés, si possible graves, exposés et largement commentés. En gommant naturellement les provocations préalables. Des visages en sang et, on hésite à l’écrire, mais davantage est hélas possible. Tant il est certain qu’une issue fatale équivaudrait, avec des cercles dirigeants incertains au plus haut niveau, à un arrêt immédiat des opérations. Sans aller jusqu’à là, il suffira de 24h d’images, d’interviews bien larmoyantes d’expulsés depuis des mois mais toujours en place pour que l’opinion fasse pression de tous côtés pour mettre fin à la mêlée. On voit d’ici la mobilisation sans relâche et sans faille des réseaux sociaux, les plus antis en tête bien entendu. Même les plus sérieux, les moins racoleurs des observateurs seront pris dans le mouvement. Sinon d’eux-mêmes car ils ressentiront aussi la pression mais parce que leur rédaction leur rappellera qu’ils ne peuvent se permettre de perdre de l’audience par une attitude décalée à la demande. Bref, 24h plus tard, au mieux, c’est la suspension de l’opération. Cris de victoire des antis qui se retranchent pour la prochaine étape éventuelle : c’est-à-dire le prochain Président à qui on souhaite bon courage sur le dossier. Au total certainement, abandon du projet et coup de pied à la démocratie, sans parler de la perte de l’autorité de l’État pour l’avenir.

Alors la Messe est dite ? On peut le craindre hélas quel que soit le mouvement de menton vallsien.

Pour ne pas en arriver là, c’est-à-dire, poursuivre l’intervention malgré l’exploitation de l’émotion, il faudrait un énorme courage politique étonnant au sommet de l’État, une cohésion inespérée, retrouvée des gouvernants et une capacité à présenter ses images et explications en continu.

Et au surplus, être capables de tenir et tenir encore les 2,3 jours qu’il faudra pour aller au bout, sous les grondements, injonctions, montant de tous côtés.

Egalement en ligne directement par ici 

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