Jan 21 2018

Et, c’est reparti à NDDL….

Ci-dessous le tract-communiqué de l’ACIPA et ZADistes de ce jour.

Rappel pour les plus jeunes  : « Vous pensiez éviter la guerre au prix du déshonneur; Vous avez le déshonneur ET vous aurez la guerre ». Winston Churchill, 1939 à propos des reculades anglaise et française à Munich face au coup de force de Hitler en Europe Centrale

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Jan 20 2018

NDDL selon Macron

Même si NDDL est loin d’être fini tant que l’état de droit ne sera pas rétabli sur la zone, l’aéroport, lui, c’est terminé. La page est tournée. Inutile de ruminer les moments perdus, les embranchements mal nCaptureégociés, les hésitations mortifères et peut-être même les petits complots au sommet de l’Etat pour créer l’impasse puis l’impossibilité.

C’est fait et bien évidemment il faut se réjouir qu’au moins une décision claire a mis un coup d’arrêt au développement du prurit que les atermoiements successifs alimentaient.

Pour autant il faut regarder les choses en face. Notamment en termes de capacités d’action politique à court et moyen terme.

En premier lieu, quel sera l’impact de cette décision sur l’évaluation de la fiabilité de Macron, sa popularité et son électorat  ? Davantage d’ailleurs lui que son gouvernement car tout le monde le sait bien, c’est lui qui a pris la décision, même si son 1er Ministre s’en est très bien tiré de la présentation. Et a même pu sembler y gagner profit en terme de stature.

Pour le Président Macron, cet impact ne se mesure pas immédiatement mais s’applique et s’appliquera à tous les engagements qu’il prend et prendra, même s’ils sont accompagnés de mouvements de menton.
Surtout sur les sujets difficiles tels que le contrôle des migrants et les conditions de leur accueil et de leur intégration, les moyens des armées, financement et ouverture de l’assurance chômage sur lesquels les partenaires sociaux ne se sont jamais si ben entendus, décidés à garder leur pré carré et leur moyens de gestion face aux projets d’ouverture de l’assurance-chômage et de son financement.

Idem sur l’apprentissage où les oppositions, même si elles ne sont pas dans la rue, sont fortes de la part des patronats. Et encore la réforme de l’enseignement supérieur en vue d’une fin de la désastreuse ouverture à tous vents de l’université à des étudiants qui viendront y perdre une ou plusieurs années cruciales à leur âge.

Certes le Président Macron a, une fois de plus, fait montre de son habileté à court terme. Mais il ne pourra pas, à chaque obstacle, continuer à dire qu’il fait ce qu’il et, surtout, continuer à croire que cette posture lui donne de la force pour avancer face aux oppositions. Au risque de devenir un Valls-bis qui annonce beaucoup, tambourine fort, mais au final qui compose plus qu’il n’avance.

A court terme aussi, quel sera l’impact de sa volte-face sur sa majorité. LREM en formation ne va-t-elle trouver là une source de clivage entre les partisans de la fermeté sur les programmes comme argument électoral aussi et ceux qui seraient tentés de les modifier, notamment pour élargir les alliances en vue du maintien et des positions acquises et de la conquête de nouvelles face aux échéances qui se profilent ?

population-evolutionEnfin, que peut nous dire ou qu’apporte cette décision et en termes d’aménagement du territoire ? Reprendre les antiennes du développement des plate-formes existantes peut être une consolation, certainement pas un projet ? Encore moins une base de mobilisation des acteurs locaux. Rennes, Nantes, Brest, Angers, Caen sont ainsi renvoyés à replonger dans leurs propres cartons, privés d’une dynamique d’un fort pôle, international même, possible dans l’Ouest.

Si Macron et sa majorité en restent là, naturellement ce ne sera pas la fin du monde, l’Ouest en a vu d’autres, mais c’est assurément une synergie qu’il ne nous facilite pas autant qu’un leadership dont il se prive.

C’est pourquoi les prochaines décisions complémentaires à la décision première de renoncement à NDDL devront être suivies avec attention.

 

 

Jan 13 2018

Immigration : Est-il encore possible d’en discuter ?

A la lecture de ce qui prolifère nuagessur tout ce qui touche à cette question ces jours-ci, il est s’avère qu’il devient impossible d’échanger raisonnablement.

Chacun y joue de sa psyché.

Avec l’impérieuse nécessité de se la jouer d’autant plus radical qu’on est loin de l’action. Une sorte de contrition rédemption. Laïque bien sûr, sinon c’est des torrents d’imprécations en plus.

On voit même des élus depuis de nombreux mandats se mettre à visiter des centres de rétention, à grands renforts de publicité, photos à l’appui et articles ou reportages déroulant des témoignages aussi déchirants les uns les autres.

Si on reste ainsi sur sur les sentiments, c’est clair et il faut l’être : il est impossible de tenir une position de protection quelconque de la population locale : il faut accepter tout le monde, sans tri, avec accueil et aides à l’arrivée.

Avec son corollaire le cas échéant, soyons en sûr : l’extrême droite, au plus tard 5 ans après au pouvoir.

Alors, les belles âmes pourront toujours s’en prendre aux péquins qui ne comprennent jamais rien, qui restent sourds aux appels à l’aide, aliénés par des « puissances » aussi insaisissables que nombreuses, ce ne sera plus du tri mais du rejet pur et simple. avec, en plus, toutes les privations de droits qui accompagnent les régimes d’extrême droite

Evidemment, sur le sujet, il faut une position nuancée comprenant une protection légitime de nos populations et nos pays ainsi qu’une attention migrantsaux appels au secours.

On gagnerait cependant déjà beaucoup dans la réflexion et la recherche de solutions si on limitait l’écoute et la transmission des interpellations urbi et orbi à ceux qui, réellement, côtoient et accueillent les migrants chez eux, dans leur entourage ou voisinage.

Et non pas de se contenter à répandre indignation et réprobation tous azimuts puis à se satisfaire de les voir disparaître, parqués chez les autres, souvent déjà les plus défavorisés, économiquement, socialement.

Pour le coup, il faut dénoncer ces pratiques d’exutoires verbaux qui permettent ainsi facilement d’exonérer de responsabilité ceux qui les profèrent
Par contre, il faut militer pour  nos responsabilités collectives. C’est à dire, avant tout, soutenir les efforts de discernement dans l’accueil et de juste répartition des véritables réfugiés.

Car le droit de vivre et de travailler au pays vaut pour tout le monde. A défaut de quoi, c’est la mort des territoires et de ceux qui ont pourtant le même droit légitime que nous à en profiter.

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