Fév 21 2017

Y a-t-il un dépositaire du label « GAUCHE » ?

Parce que si on pouvait le trouver, ça rendrait service à tous ceux qui voudraient se reconnaître.

Bien sûr il y a ce qu’il faut côté auto-proclamés : de LO aux différents Partis des Travailleurs plus ou moins véritables à la Ligue Communiste en passant par les restes de maos si on en trouve, il y a le nombre en étiquettes sinon en représentativité. Des poussières résiduelles annoncées à moins de 2% de l’électorat et même plus, si on y met ce qui reste des écolos qui, dans la famille, se sont entre-tués pour savoir lequel ou laquelle d’entre eux avait la plus véritable légitimité pour édicter le dogme, cela ne pèse vraiment pas lourd.

Rentrons dans le plus consistant, à partir de Mélanchon dont l’agressivité trumpienne à l’égard des journalistes n’assure pas forcément un sursaut de sympathie dans l’opinion. Puis, parlons de Benoît Hamon nouvellement exigeant la solidarité autour de lui après en avoir fait le cas que l’on sait depuis plusieurs années.

On peut parler de Macron, au moins sur les bords. Précisément c’est à son propos que la question prend tout son intérêt.

C’est quoi se voulogaucheir « de gauche », aujourd’hui, en France ?

Éliminons d’entrée, même s’ils savent parler fort, en particulier quand ce sont les autres qui leur donnent un auditoire dans des manifs de professionnels, déjà souvent bien protégés par leur statut, et d’autant plus déterminés qu’ils peuvent donner libre cours à leurs ennemis jurés depuis plus d’un siècle : les socialistes voués aux gémonies depuis l’émergence des bolcheviks et de leurs préférences pour la dictature.

Bon, ça c’est fait. Que reste-t-il pour se différencier dans la société ? Etre d’une classe, la classe ouvrière par exemple, et donc automatiquement être porteur de ses revendications et de ses acquis ? Le problème, c’est la consistance elle-même de cette différenciation. La classe ouvrière aujourd’hui n’est plus qu’une référence dont les plus radicaux se servent pour justifier leurs propres avantages et en réclamer davantage.

Aujourd’hui il faut parler de classe moyenne et, si on veut chercher les plus vulnérables, il faut parler niveau de pauvreté et exclusions.
Encore que le niveau de pauvreté est fixé dorénavant à 60 % du revenu médian, c’est à dire qu’il y autant de gens en dessous qu’au-dessus moyen qui est quand même d’un peu plus de 20 000 € par an. Ce n’est jamais assez mais c’est loin du seuil de pauvreté reconnu par l’ONU.
Se mobiliser pour les pauvres, selon la catégorisation officielle, ne suffit donc pas à légitimer l’attribution de l’étiquette de gauche. Il faudrait au moins que cela concerne aussi les exclus, ceux qui ont largement moins, ceux sont hors système ou inconnus même dans nos rues.

Bon, admettons que c’est par rapport à ces moins pourvus qu’il faut juger du comportement et donc accorder le label de gauche ou pas. Alors qui l’est ? Celui qui dépense ou celui qui crée de la richesse vraie, en coffre, réellement dépensable sans se mettre, ni mettre les générations qui nous suivent, en plus grande difficulté ?

Bref, même si on peut toujours trancher péremptoirement, l’attribution n’est ni simple, ni automatique. Tout au plus peut-on se donner quelques éclairages. 

Qu’est ce qui, dans la République, pourrait nous différencier ?
La liberté, qui est bien sûr différente du laisser-faire et du laxisme ? Certainement pas, il faut des régulations pour arbitrer, trancher, appliquer.

Alors l’Egalité ? Sans oser revendiquer ce seul critère, on pourrait quand même dire qu’il y a une différence entre ceux qui penchent pour la méritocratie et ceux qui considèrent que ceux qui rament, méritent d’être aidés simplement pour ce qu’ils sont : des êtres humains.leonard2

Ce qui nous amène à la Fraternité, qui, toute l’Histoire nous l’apprend, est loin d’être l’apanage des gauchistes de l’échiquier politique.

Bon, on a encore deux bons mois pour creuser tout ça et essayer de faire le moins mauvais choix au moment où il faudra voter pour celui qui affrontera, quand même, on l’espère, l’extrême droite au final. 

Fév 16 2017

Négociations en entreprises : revenir aux sources

Ci-dessous le point de vue paru dans Ouest France de ce matin

Cliquez sur l’image pour ouvrir en pleine page

Sources OF022017

 

Fév 14 2017

528 Conventions Collectives en France : 140 à peine fonctionnent….et pourtant

Nouvel article sur Breves Sociales le site du management des relations sociales en entreprises.

Plus de 96 % des salariés couverts par ces Conventions Collectives. Record du monde et situation enviée sur la planète du travail toute entière.
Résultat des négociations syndicats patronat depuis 1947 sauf que depuis, on a tendance à l’oublier et que beaucoup d’entre elles se sont enkystées.

 

Et, enfin, le gouvernement commence à regrouper les Conventions Collectives les moins actives et celles des métiers les plus dépassés.

Pour lire l’article en son entier, c’est en suivant le lien icirss2
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