Jan 13 2018

Immigration : Est-il encore possible d’en discuter ?

A la lecture de ce qui prolifère nuagessur tout ce qui touche à cette question ces jours-ci, il est s’avère qu’il devient impossible d’échanger raisonnablement.

Chacun y joue de sa psyché.

Avec l’impérieuse nécessité de se la jouer d’autant plus radical qu’on est loin de l’action. Une sorte de contrition rédemption. Laïque bien sûr, sinon c’est des torrents d’imprécations en plus.

On voit même des élus depuis de nombreux mandats se mettre à visiter des centres de rétention, à grands renforts de publicité, photos à l’appui et articles ou reportages déroulant des témoignages aussi déchirants les uns les autres.

Si on reste ainsi sur sur les sentiments, c’est clair et il faut l’être : il est impossible de tenir une position de protection quelconque de la population locale : il faut accepter tout le monde, sans tri, avec accueil et aides à l’arrivée.

Avec son corollaire le cas échéant, soyons en sûr : l’extrême droite, au plus tard 5 ans après au pouvoir.

Alors, les belles âmes pourront toujours s’en prendre aux péquins qui ne comprennent jamais rien, qui restent sourds aux appels à l’aide, aliénés par des « puissances » aussi insaisissables que nombreuses, ce ne sera plus du tri mais du rejet pur et simple. avec, en plus, toutes les privations de droits qui accompagnent les régimes d’extrême droite

Evidemment, sur le sujet, il faut une position nuancée comprenant une protection légitime de nos populations et nos pays ainsi qu’une attention migrantsaux appels au secours.

On gagnerait cependant déjà beaucoup dans la réflexion et la recherche de solutions si on limitait l’écoute et la transmission des interpellations urbi et orbi à ceux qui, réellement, côtoient et accueillent les migrants chez eux, dans leur entourage ou voisinage.

Et non pas de se contenter à répandre indignation et réprobation tous azimuts puis à se satisfaire de les voir disparaître, parqués chez les autres, souvent déjà les plus défavorisés, économiquement, socialement.

Pour le coup, il faut dénoncer ces pratiques d’exutoires verbaux qui permettent ainsi facilement d’exonérer de responsabilité ceux qui les profèrent
Par contre, il faut militer pour  nos responsabilités collectives. C’est à dire, avant tout, soutenir les efforts de discernement dans l’accueil et de juste répartition des véritables réfugiés.

Car le droit de vivre et de travailler au pays vaut pour tout le monde. A défaut de quoi, c’est la mort des territoires et de ceux qui ont pourtant le même droit légitime que nous à en profiter.

Jan 10 2018

Nous regarder comme les autres nous voient

Dans Ouest France d’hier

nous regarder

Jan 08 2018

Quand une veuve de Charlie, musulmane, juge l’islamisme…et nous

En ce jour où les commémorations se succèdent avec beaucoup moins de trémolos, de personnalités en tête de cortèges, et de grands donneurs de leçons dans les éditos, ce témoignage légitime sonne dur mais vrai

Capture

Articles plus anciens «