Hiroshima, l'horreur bien sûr et pas d'un seul côté

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L'horreur, bien sûr.

Les journaux en sont pleins ces jours-ci. Avec tout ce qui va avec : 166 000 morts dès le 6 à Hiroshima mais aussi 80 000 le 8 août à Nagasaki. Sans parler des victimes par la suite.

Tout y passe : le calvaire des populations, la préparation minutieuse des attaques, les conséquences jusqu'à aujourd'hui sur le comportement politique du Japon, les considérations sur la puissance américaine...

Par contre, rien sur les les mois, les années qui ont précédé : le nationalisme militaire et autoritaire de la caste dirigeante japonaise, l'encadrement sans faille de sa société civile, les agressions et massacres perpétrés sur les populations chinoises et mandchoues d'abord. Puis les atrocités commises lors des prises de Singapour, Corregidor et autres dans les Philippines : prisonniers anglais, américains, français, décapités pour avoir simplement essayé de résister à l'envahisseur.

Et puisqu'il faut continuer le rappel, voyons le blocage de l'impérialisme nippon qui a coûté des centaines de milliers de vie de GI et marins américains. A Guadalcanal d'abord, dernier verrou avant l'Australie : plus de 7000, puis le grignotage de la reconquête : Iwo Jima avec autant d emorts mais 20 000 blessés. Et on se rapproche du Japon plus ça grimpe : Okinawa 11 000 morts et près de 50 000 blessés. Tout cela du seul côté américain, sans compter les civils, femmes comme enfants, utilisés en bombes humaines, poussés par baïonnettes dans le dos à se se jeter collectivement du haut des falaises.

Les chiffres de prévision en cas de nécessité de débarquement sur l'archipel nippon, pourtant bien connus, restent également bien absents du débat : de 100 à 300 000 GI sans compter les centaines de milliers de civils encadrés, fanatisés, obligés. Au total tant du côté allié que japonais on affichait les morts à venir bien au delà du million.

Rien dans nos gazettes non plus sur les propositions, pourtant répétées des Américains d'arrêts de hostilités, avec au bout seulement, la présentation de la menace de mettre à exécution l'arme suprême pour stopper la boucherie.
Y compris entre Hiroshima et Nigasaki, 48 heures pendant lesquelles les généraux du gouvernement japonnais ont effectivement refusé une énième offre de reddition.

Alors, évidemment qu'Hiroshima n'est pas une glore de l'humanité mais pourquoi ne retenir que la décision américaine sans prendre en compte le calcul humain ?
Fallait-il continuer à sacrifier par milliers les vies de ces gamins, conscrits ?
Le dilemme est affreux. Et il faut naturellement reconnaître qu'il est loin de la décision froide et quasi cynique qu'on nous présente trop souvent ces jours-ci dans trop de médias.

Hiroshima est le résultat d'une décision partagée par les Alliés, y compris la France. La bombe existait et même Hitler avait affirmer l'utiliser s'il en avait eu le temps.

Alors pourquoi rejetter les responsabilités d'un seul côté ?
Parce qu'ils sont Américains et que, quoi qu'ils fassent, ils ne sont bons qu'à envoyer leur jeunesse se faire faucher pour nous, comme en 44 aussi sur nos plages du Débarquement ?
Ou encore plus récemment pour le Kosovo et Sebrenica où nous avons, nous Européens, laisser faire les massacres et qu'il a fallu une fois de plus, attendre leur ingérence, pour mettre fin aux hostilités ?

Il faudrait bien que les éditorialistes prompts à la morale s'interrogent aussi sur ce qui nous pousse à en vouloir ainsi à ceux que nous appelons régulièrement à notre rescousse et qu'aussitôt sauvés, nous accablons de tous les maux.

si on souhaite approfondir il y a toujours le livre de John Castello qui fait référence en la matière et surtout les 2 films de Clint Eastwood qui sont incontournables "La mémoire de nos pères" et "Lettres d'Iwo Jima"

les Motions au PS ou comment s'auto-détruire ?

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Témoignage de l'intérieur, texte envoyé aux petits camarades

 

Avant les vacances : Quelques éléments pour l'action

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QUELQUES RAPPELS POUR L'ACTION

Le document en lien a été fait en vue de l'échange sur la détermination de priorités d'action.

Il reprend quelques réalités essentielles (à mon avis) de notre contexte et veut mettre en avant des facteurs de changement à notre portée.

Il se termine donc par 2 priorités déterminantes (idem) pour essayer de changer les choses et d'y entraîner ceux qui y ont intérêt.

Il est ouvert à toutes les contributions. Il s'ouvre en cliquant dessus tout simplement

Le Code du Travail est-il un boulet ?

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Aujourd'hui, dans Ouest France

Et maintenant les Retraités contre les Chômeurs ?

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Je ne sais pas pour vous, mais moi, ce genre d'annonce parue la semaine dernière dans un journal économique régional me fait bondir.

Quand tant de gens sont au chômage, des femmes plus que d'autres, quand tant de bien pensants nous font la morale sur la nécessaire solidarité avec le prochain, comment peut-on accepter une telle ségrégation dans la recherche d'emploi ?
Comment ne pas se révolter quand un petit revenu permettrait à une famille de joindre les 2 bouts alors que les retraités, aujourd'hui, font part égale, au minimum, avec les titulaires du SMIC. Et si on y ajoute, comme le font les études du COR, le dépasse même, en moyenne, si on prend en compte les apports du patrimoine.
Bien sûr, il y a toujours celui ou celle qui a dans sa famille ou connaît le ou plutôt la retraitée qui tire dur, et même très dur. Reste à voir de qui il s'agit car il faut se rappeler que pendant des décennies les agriculteurs comme les commerçants par exemple, ont refusé de cotiser pour n'avoir, selon les prétextes de l'époque, "pas avoir à payer pour les autres".
Et combien de temps, ceux ou plutôt celles qui se retrouvent dans cette situation, ont effectivement cotisé ?
Si, pour ces derniers on doit cependant considérer comme légitime d'être solidaires, en aucun cas cela ne doit se faire sur le dos des chômeurs ou chômeuses qui restent sur le bord du chemin à regarder les caddies passer.
Même si cela déplaît aux intellectuels de tous poils qui ne savent pas s'arrêter, il faut bien clamer haut et fort que le cumul retraite-emploi est immoral et que, si on veut s'occuper, il y a de nombreuses organisations d'aides de toutes sortes qui sont demandeuses.
Et si on veut garder des enfants, il y a toujours ceux de ses propres enfants ou ceux de la voisine à qui ça pourrait certainement rendre service. Sans parler de la convivialité en plus...

 

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