MIGRANTS : Intolérable, oui. En bêlant et se flagellant, certainement pas.

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Noyades : 700 aujourd’hui, 400 hier, 1500 depuis le début de l’année.

Ça ne s’arrête pas et en plus ça s’accélère. Des milliers de boat-people qui se déversent sur l’Italie du Sud, des populations « d’accueil » au bord de la crise de nerfs, de l’émeute et du refoulement, c’est dramatique.

Que cela se poursuive, car on sait que des dizaines de carcasses sont prêtes à prendre la mer en Lybie et que les files d’attente s’allongent aux guichets des passeurs, c’est carrément tragique.

Y réagir à longueur de colonnes en bêlant, bien à l’abri de ses bureaux ou résidences de vacances, et se flagellant, c’est insupportable.

La culpabilisation collective indifférenciée comme le renvoi sur l’Europe sont des échappatoires aussi faciles qu’inadmissibles. Mettre fin à la chaîne de l’ignominie n’est pas atteignable si on ne vise que son extrémité finale. L’émotion, la culpabilité, ne règlent rien du tout si ce n’est accentuer le rejet des populations réellement touchées et mises à contribution par l’accueil autrement considérée comme une réalité virtuelle et lointaine.

Il faut la briser. Comment ? Tout le monde le sait : en empêchant les bateaux-poubelles de prendre la mer. En mettant fin aux guichets à ciel ouverts des passeurs-trafiquants des côtes libyennes. Plus loin en s’attaquant aux pistes de trafics humains du sud Maghreb où les armes, la drogue, les terroristes font leurs délices.

Tout cela comment ? Une seule solution : l’intervention armée.
Oui, mais sera-t-elle acceptée ? Une chose est sûre, elle est tout aussi justifiée et même plus urgente que celle contre Kadhafi à l’époque. Davantage même puisqu’il s’agit non seulement d’eux mais aussi maintenant de nous, Italiens et Européens.
Certes, la machine onusienne et les méandres politiciens de Poutine comme de la Chine notamment peuvent bloquer cette opération éminemment humanitaire.

Peut-on et faut-il s’en affranchir ? La réponse est oui, sans hésitation. La conscience humaine, la vraie, pas celle qui ne fait que se lamenter, l’impose.
A l’honneur des pays qui s’y engageront avec, on l’espère, la même ardeur  et le même soutien de la part de ceux qui appellent, aujourd’hui, à la responsabilité face à cette situation insupportable.

S'abstenir c'est une chose, le prôner c'est du renoncement politique

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S'abstenir, c'est à dire renoncer au droit à exercer sa citoyenneté, c'est une chose. Même si ce bien acquis a coûté...

Posted by Michel Duthoit on vendredi 27 mars 2015

L'instance unique de représentation : Du simple bon sens

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Dans Ouest France de ce jour

L’instance unique de représentation en entreprise : du simple bon sens

Par Michel Duthoit, Président de l’Association pour le développement des relations sociales.
 
Les jusqu’aux-boutistes syndicaux et patronaux qui ont fait capoter la négociation directe vont peut-être rendre service malgré eux au dialogue social et aux entreprises. En effet, le gouvernement, reprenant la main, annonce qu’il va reproposer l’instauration d’une instance de représentation unique dans l’entreprise, qui fusionnera les délégués du personnel et les délégués au comité d’entreprise.
Il faut le dire clairement : pour ceux qui pratiquent la vie en entreprise et qui croient en l’utilité du dialogue social pour améliorer la compétitivité des entreprises, cette proposition est de bon sens et il faut se réjouir que le gouvernement la reprenne à son compte. Prendre le prétexte qu’elle provient du monde patronal pour la refuser serait s’abaisser au même niveau des petits jeux politicards qui amènent à censurer une loi Macron, pourtant reconnue d’intérêt commun, au profit de positions purement politiciennes. Une représentation unique dans les entreprises, surtout pour les petites et mêmes les moyennes, c’est du bon sens, tout simplement.
Car le nombre de personnes disponibles pour dialoguer, le temps à y consacrer commandent de les utiliser d’une façon optimale. Pour ceux qui le vivent quotidiennement, il faut en effet, éviter de sortir d’une réunion pour rentrer dans une autre, avec les mêmes interlocuteurs qui finissent par répéter les mêmes discours convenus donc improductifs. C’est comme ça qu’on finit par pervertir les bonnes intentions de dialogue inscrites dans la Constitution depuis la Libération.
C’est comme ça qu’on en arrive par fabriquer des quasi-professionnels de la réunion qui se retrouvent progressivement coupés du monde du travail lui-même.
Nul doute que ce sont ces dérives qui alimentent la désaffection des salariés à l’égard des syndicats et qui diminuent la confiance qu’ils leur accordent comme en font état, d’année en année, les enquêtes du ministère du Travail, montrant que la hiérarchie, ou l’employeur lui-même, finissent par être considérés comme de plus efficaces défenseurs. Bien évidemment, en optimisant le temps et les hommes, on donne davantage de chances aux uns et aux autres d’aller plus à fond des questions sur le tapis, de les appréhender d’une façon moins parcellaire et de mieux en suivre l’évolution.
Certes, il faudra parfaire le dispositif. Adapter le nombre de délégués à élire et le temps imparti pour leur mandat de représentation. Préciser les prérogatives de l’instance unique par rapport à celles des différents organismes superposés d’aujourd’hui. C’est une cuisine accessible, à partir du moment où le principe est retenu. Reste deux écueils à éviter. D’abord, les piaillements prévisibles de ceux qui ont déjà fait capoter une première fois la négociation : FO et CGPME notamment. Enfin, les positions de principe autant que la méconnaissance des réalités de terrain des radicaux de son propre camp. Là aussi, le 49-3 voulu par de Gaulle pourra s’avérer utile.

 

Système de santé : Halte au Bashing Franco Français

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Ukraine et Pays Baltes : Des braises qu'il suffit d'attiser

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L'Ukraine facilite-t-elle le choses ?

Évidemment non. Pas plus que les pays baltes d'alentour qui, quoique membres de l'Union Européenne et donc engagés par ses traités et ses chartes, notamment sur le respect des personnes, ont des comportements d'un autre âge à l'égard de leurs minorités, pourtant souvent importantes.

Qu'on en juge : Lithuanie : 3.5 millions d'habitants dont 6% de russophones qui, bien que natifs du pays, ont se dû repasser par une procédure de naturalisation. Et c'est là la situation la moins mauvaise.

Pour l'Estonie, qui a en tout 1.4 millions habitants et compte 400 000 russophones qui, pour (re)devenir nationaux ont dû, eux, passer un examen de civisme avec obligation de changer de langue et engagement de fidélité à la nation. Résultat 8% d'entre eux sont aujourd'hui apatrides dans leur propres pays.

Et par dessus de tout ça, la Lettonie qui avec ses 2.7 millions d'habitants et plus de 550000 russophones dont 182 000 sont natifs du pays et qui sont privés du droit d'accéder aux fonctions publiques : fonctionnaires, avocats, etc... en plus d'être privés de droit de vote..

Comme on le voit, il ne faut pas s'étonner que devant de tels dénis, bien qu'ayant la bénédiction des instances européennes et des anglo-saxons, ces pays allument les mèches pour des feux que le maître du Kremlin, qui sait utiliser la posture millénaire de la Grande Russie, protectrice des Slaves de pair avec son Église orthodoxe, n'a plus qu'à pousser.

Là, au lieu de vitupérer "au loup" contre Poutine nous ferions mieux de pousser ces pays membres de l'UE à éteindre les braises qui menacent à chaque instant de faire reprendre un embrasement dont nous serions tous victimes. Agir ainsi c'est plus sûr que des sanctions et sur le fond, c'est aussi tout simplement faire en sorte que les membres de l'Union respectent leurs engagements basiques l'égard de leurs populations auxquels ils se sont engagés en demandant leur adhésion à l'Europe.

Et l'Ukraine ? Côté minorités russophones on peut dire pareil. En interne, le clan des pro-occidentaux a cru pouvoir attiser le conflit et la menace russe pour obtenir notre soutien et surtout celui, davantage désiré, des Américains. Leur idéal : obtenir le parapluie de l'OTAN en même temps que l'ouverture et les crédits de l'UE. Et pour cela, nourrir l'animosité avec l'Ours de l'Est en refusant les compromis avec ses propres populations de culture russe. Pire, en nourrissant les affrontements, images et reportages unilatéraux à l'appui. Refusant de respecter ses engagements et allant jusqu'à tenter d'obliger l'Europe à faire bloc avec elle contre cette affreuse Russie qui menace de lui couper le gaz (et celui de l'UE qui transite par le même conduit) qu'elle refuse de lui payer.

Pour tout cela l'Ukraine sait jouer de son capital de sympathie auprès de nous. Celui du petit contre le gros, du pays qui résiste à l'ogre qui reste encore, pour beaucoup d'anciens et même de plus jeunes, le pays des Soviets, des fourbes, des traîtres, bref des méchants. Celui gagné à la suite d'une agitation populaire de plusieurs mois qui a pourvu, à longueur de BFM, les télés occidentales montrant les images dramatiques de populations se soulevant pour sa liberté. Même si 1 an après Maïdan, la corruption n'a pas reculé avec les nouveaux dirigeants et la transparence ne s'est pas améliorée sur leur exercice du pouvoir, l'Ukraine reste encore auréolé de ces batailles et de sa résistance revendiqué contre le grand.

De tout cela nous devons être conscients.
Et plutôt que de passer son temps à crier avec les loups et assurer que, de toutes façons, le camp d'en face ne respecte et ne respectera jamais les compromis passés, il faut pousser les uns autant que les autres à s'y conformer.
En appuyant autant sur l'Ukraine que sur Poutine et, plutôt que de ressortir une nouvelle liste de sanctions, en déployant des forces de contrôle entre les belligérants, y compris à l'intérieur du pays.

Et dans l'attente, obliger l'Ukraine à respecter, elle aussi, ses engagements. tant auprès de sa population, ses minorités que ses alliés occidentaux.

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