Ukraine et Pays Baltes : Des braises qu'il suffit d'attiser

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L'Ukraine facilite-t-elle le choses ?

Évidemment non. Pas plus que les pays baltes d'alentour qui, quoique membres de l'Union Européenne et donc engagés par ses traités et ses chartes, notamment sur le respect des personnes, ont des comportements d'un autre âge à l'égard de leurs minorités, pourtant souvent importantes.

Qu'on en juge : Lithuanie : 3.5 millions d'habitants dont 6% de russophones qui, bien que natifs du pays, ont se dû repasser par une procédure de naturalisation. Et c'est là la situation la moins mauvaise.

Pour l'Estonie, qui a en tout 1.4 millions habitants et compte 400 000 russophones qui, pour (re)devenir nationaux ont dû, eux, passer un examen de civisme avec obligation de changer de langue et engagement de fidélité à la nation. Résultat 8% d'entre eux sont aujourd'hui apatrides dans leur propres pays.

Et par dessus de tout ça, la Lettonie qui avec ses 2.7 millions d'habitants et plus de 550000 russophones dont 182 000 sont natifs du pays et qui sont privés du droit d'accéder aux fonctions publiques : fonctionnaires, avocats, etc... en plus d'être privés de droit de vote..

Comme on le voit, il ne faut pas s'étonner que devant de tels dénis, bien qu'ayant la bénédiction des instances européennes et des anglo-saxons, ces pays allument les mèches pour des feux que le maître du Kremlin, qui sait utiliser la posture millénaire de la Grande Russie, protectrice des Slaves de pair avec son Église orthodoxe, n'a plus qu'à pousser.

Là, au lieu de vitupérer "au loup" contre Poutine nous ferions mieux de pousser ces pays membres de l'UE à éteindre les braises qui menacent à chaque instant de faire reprendre un embrasement dont nous serions tous victimes. Agir ainsi c'est plus sûr que des sanctions et sur le fond, c'est aussi tout simplement faire en sorte que les membres de l'Union respectent leurs engagements basiques l'égard de leurs populations auxquels ils se sont engagés en demandant leur adhésion à l'Europe.

Et l'Ukraine ? Côté minorités russophones on peut dire pareil. En interne, le clan des pro-occidentaux a cru pouvoir attiser le conflit et la menace russe pour obtenir notre soutien et surtout celui, davantage désiré, des Américains. Leur idéal : obtenir le parapluie de l'OTAN en même temps que l'ouverture et les crédits de l'UE. Et pour cela, nourrir l'animosité avec l'Ours de l'Est en refusant les compromis avec ses propres populations de culture russe. Pire, en nourrissant les affrontements, images et reportages unilatéraux à l'appui. Refusant de respecter ses engagements et allant jusqu'à tenter d'obliger l'Europe à faire bloc avec elle contre cette affreuse Russie qui menace de lui couper le gaz (et celui de l'UE qui transite par le même conduit) qu'elle refuse de lui payer.

Pour tout cela l'Ukraine sait jouer de son capital de sympathie auprès de nous. Celui du petit contre le gros, du pays qui résiste à l'ogre qui reste encore, pour beaucoup d'anciens et même de plus jeunes, le pays des Soviets, des fourbes, des traîtres, bref des méchants. Celui gagné à la suite d'une agitation populaire de plusieurs mois qui a pourvu, à longueur de BFM, les télés occidentales montrant les images dramatiques de populations se soulevant pour sa liberté. Même si 1 an après Maïdan, la corruption n'a pas reculé avec les nouveaux dirigeants et la transparence ne s'est pas améliorée sur leur exercice du pouvoir, l'Ukraine reste encore auréolé de ces batailles et de sa résistance revendiqué contre le grand.

De tout cela nous devons être conscients.
Et plutôt que de passer son temps à crier avec les loups et assurer que, de toutes façons, le camp d'en face ne respecte et ne respectera jamais les compromis passés, il faut pousser les uns autant que les autres à s'y conformer.
En appuyant autant sur l'Ukraine que sur Poutine et, plutôt que de ressortir une nouvelle liste de sanctions, en déployant des forces de contrôle entre les belligérants, y compris à l'intérieur du pays.

Et dans l'attente, obliger l'Ukraine à respecter, elle aussi, ses engagements. tant auprès de sa population, ses minorités que ses alliés occidentaux.

Quel est le bien être ressenti dans ma région ? Pour moi, c'est la Bretagne ....

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Une très bonne étude (comme souvent) de l'OCDE sur le bien-être dans différents pays du monde. 

Avec en prime une cartographie interactive qu'on peut promener sur son pays et même sa région (Bretagne, Normandie, etc) établie sur 9 critères : sécurité, logement, environnement, etc... notés sur une échelle de 1 à 10

On pourra retenir le très bon score, avec quand même un bémol sur l'emploi et les revenus, de la Bretagne comme on peut le voir ci-dessous et même le comparer aux autres si on veut se promener sur la carte d'origine simplement avec sa souris.














Et pour se promener à partir de la carte d'origine , c'est par là : http://www.oecdregionalwellbeing.org/

Pour les curieux, les puristes ou les pointilleux, on peut même creuser un peu plus sur la méthode par ici : http://www.oecdregionalwellbeing.org/…/Regional-Well-Being-… 

A noter également que ladite OCDE publie régulièrement des résultats d'études le plus souvent très lisibles et même souvent assorties d'infographies séduisantes. C'est par là : ocde.org 
Cerise sur le gâteau : on peut même s'y abonner et avoir accès à une monumentale base de données qui va des salaires au logement en passant par l'emploi, les productions, etc.

Bonne chasse ou bonne récolte. Là-dessus, bon week-end

Ukraine : Ne boudons pas le succès

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Mercredi a duré plus longtemps que prévu mais il a quand même tenu ses promesses :

Accord à Minsk pour l'Ukraine :

Laissons les jamais contents, les grincheux, les vigilants, les professionnels de la politique politicienne de dénigrement, se presser à désenchanter ce résultat après gestation si douloureuse car il y a bien lieu de se féliciter :

    1. pour les populations qui subissent la violence d'aujourd'hui des 2 côtés,

    2.  la capacité de l'Europe à régler elle-même ses affaires grâce au retour de son moteur classique franco-allemand et même si, bien évidemment, les USA ont suivi de très près et ont su résister à leurs faucons,

    3. la stature de Hollande qui montre qu'il vaut largement mieux que ses caricatures même si, en terme de popularité, ce n'est pas sûr qu'il en profite car la politique étrangère ce n'est pas la courbe du chômage.

 


Là dessus, l'apéro ce soir aura une belle raison d'être.

Ukraine : Les Faucons ne font qu'empirer la situation

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On en a déjà parlé ici , ou encore notamment

Mais l'actualité ...brûlante nous y fait revenir : demain Mercredi les deux leaders du monde européen continental : Menkel et Hollande doivent de nouveau rencontrer Poutine pour tenter de mettre un terme à l'escalade dans l'est de l'Ukraine.

Redisons-le : le Maître du Kremlin, bien qu'élu légalement, est loin d'être un modèle ni même le gars avec qu'on inviterait bien à une petite fête à la maison. Mais, quoique nos médias occidentaux en remontrent à l'aune de nos droits collectifs et individuels, modèle 1789 révisé presse et télé anglo-saxons, il est largement populaire dans son pays qui n'est pas entièrement composé d'analphabètes poivrots comme on se perd trop souvent à le laisser croire.

Sa force : avoir redonné de la fierté d'être "rrrouski" après des années de décrépitude pseudo-prolétariennes suivie d'une frénésie de cupidité sur fond de loi de la jungle pour se partager les joyaux restants du régime ... et ses réserves minières, de gaz et de pétrole.
Fierté d'un minimum d'ordre et surtout fierté nationale d'un pays qui peut de nouveau être craint.
Bref, la Grande Russie, nostalgie du Russe moyen, avec lui, est de retour. Même si la caisse de résonance du régime en rajoute, plus aucun pays ne cherche des noises à l'Ours.
Mieux même, il peut se permettre de redonner quelques coups de griffes sans qu'on lui réplique manoeuvres de l'OTAN, menaces tonitruantes à ses frontières.

Parce qu'il faut arrêter de fantasmer : la Russie de Poutine ne cherche pas à reconquérir l'Europe occidentale ni même à récupérer ses anciennes dépendances à l'Ouest héritées de Yalta.
Elle n'en a ni les moyens militaires ni économiques, d'autant que les nouveaux électrons, redevenus libres, s'agitent et font beaucoup de bruits pour ameuter le reste du monde contre l'ancienne Mère Patrie à la moindre alerte.
Par contre, elle peut se permettre de remettre quelques pendules à l'heure : la Crimée n'a jamais été autre chose que russe et les populations des provinces de l'Est ont le droit de vivre selon leur traditions culturelles ancestrales. Et Poutine, tacticien, on ne peut pas lui enlever, l'a mis en oeuvre avant que les choses ne se figent encore davantage, à son désavantage, avec les péripéties ukrainiennes.

Évidemment que la "révolution de Maïdan" a mis fin à un régime de corruption digne de la période pré-Poutine en Russie, mais il faut dire que les médias occidentaux ont tiré sur la ficelle qui les intéressait pour la présenter comme une ère nouvelle. Qu'ont très bien saisi les plus intégrés à l'économie occidentale, dont ils ont d'ailleurs pris un des spécimens les plus en vue pour en faire leur président de la République afin d'en rajouter dans les bénéfices qu'ils pouvaient tirer de leur situation auprès d'une opinion encore bien présente dans de nombreux milieux, certes vieillissants mais encore actifs, en Occident, selon laquelle rien ne peut changer : l'Ours reste et restera toujours l'Ours et l'ennemi dont il faut se méfier et dont on se prémunira donc jamais assez à l'avance.

D'où l'oreille et la bourse disponibles pour saisir et seriner les visées expansionnistes de l'ex-URSS et de son nouveau maître. Mais aussi pour alerter et faire campagne pour assurer un bouclier dissuasif à la nouvelle venue qui crie à corps et à cris qu'elle veut rejoindre son camp et qu'on ne ne peut donc pas la laisser tomber.
Et allons-y donc pour, à la frontière de la Russie elle-même, rajouter un pays plus grand que la France à l'OTAN, organisation construite et fonctionnant précisément contre l'URSS de la guerre froide. Et pour parfaire, on lui promet des armes immédiatement.

Comment ne pas comprendre que l'encerclement est insupportable pour la nouvelle Russie ? Et qu'elle a besoin, comme toute puissance mondiale qu'elle est aussi, y compris malgré les sanctions qui lui pleuvent dessus, sinon d'un glacis, au moins d'une distance raisonnable de neutralité entre elle et le bloc d'en face, c'est à dire les Occidentaux.

Dans ces conditions on voit l'urgence et le profil d'une sortie de risque de déflagration : il faut faire taire les faucons, donner raison aux populations qui réclament l'autonomie de leur mode de vie.
C'est la seule manière de contrer la nervosité et l'agressivité russe actuelles qui sont le terreau dont se nourrit la radicalité interne et externe poutinienne.

C'est parce que cette position est davantage crédible de la part d'Occidentaux Européens que d'Outre-Atlantistes bien lointains derrière leur bouclier spatial que la démarche Merkel-Hollande est déterminante.

Souhaitons qu'ils réussissent demain comme ils ont déjà obtenu qu'Obama n'agite plus la torche de l'intégration de l'Ukraine à l'OTAN et que, dans l'immédiat, il ne livre pas d'armes offensives à son gouvernement.

A l'appui on peut toujours relire les articles en lien et regarder l'excellente vidéo récente de BFM TV, cartes à l'appui, sur le sujet.

 

 

 

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le Deal de 45 a besoin d'être revu : volet 2 le Patronat

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