Les méfaits de la suspicion généralisée derrière le principe de précaution

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Un très bon et beau texte de Jean Michel Djian hier dans OF qui, dans la suite du toujours excellent livre d'Alain Peyrefitte sur le déclin des pays ayant pratiqué la défiance face à ceux qui ont misé sur la confiance, dénonce les méfaits du principe de précaution utilisé à tout bout de champ.
On pourrait seulement dire que, dans sa profession, la pratique de la suspicion à l'égard des politiques, du pouvoir, des projets nouveaux, etc est quelque chose qui est largement pratiqué depuis longtemps car permettant aux délaissés, qui sont toujours plus nombreux, d'avoir une satisfaction; même si c'est fallacieux et même malsain sur les bords

Les Traoré forcément respectables, la gendarmerie coupable forcément !

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de Philippe Bilger www.philippebiger.com le 25 juillet 2016

ET RIEN A AJOUTER NI A RETRANCHER

Les Traoré forcément respectables, la gendarmerie coupable forcément !
Les tragédies massives occultent des scandales plus quotidiens, Nice a fait négliger Beaumont-sur-Oise.
Pourtant il y aurait beaucoup à dire à la suite de la mort le 19 juillet d'Adama Traoré, 24 ans, à la suite d'une interpellation dans la cité de Boyenval.
Beaucoup à dire mais, en même temps, depuis cette date on retrouve un processus terriblement répétitif qui, en substance, oppose des "saints" quoi qu'ils aient accompli à des "salauds" aussi légitime qu'a été leur action. En l'occurrence la famille Traoré médiatiquement promue et soutenue contre des policiers et des gendarmes évidemment de mauvaise foi !
Adama Traoré aurait été victime d'une "bavure" puisque selon son frère Bagui, il est entré "vivant dans le camion et qu'il en est sorti mort" quand il a été transféré à la brigade de Persan.
Depuis le 19 juillet, quatre nuits de violences et de dégradations et un dispositif de taille pour en empêcher une cinquième (Le Parisien).

Les forces de l'ordre traitées de "assassins, fils de putes et bandes de bâtards".
"Tensions après la mort d'un jeune interpellé" titre Le Monde qui consacre, comme il se doit, un très long article où est mis sur le même plan le comportement des fauteurs de trouble et celui des gendarmes et policiers.
TF1 n'est pas en reste qui lors de son journal de 20 heures, le 22 juillet, redonne une importance démesurée à cette triste affaire, au sujet de laquelle on demeure dans l'équivoque au bénéfice bien sûr de la famille Traoré.
Quelques rappeurs sont de service pour soutenir la cause de celle-ci et Omar Sy continue à exploiter sa popularité pour systématiquement, sans rien savoir, aller du bon côté démagogique, du mauvais pour la discrétion et la prudence. Avec un tweet convenu et brassant large (20 minutes).
Les appels à manifester sur les réseaux sociaux et l'ébullition ignorante des professionnels du désordre.
Une marche blanche dégradant un deuil privé en défilé public. Pour réclamer on ne sait quoi puisqu'une enquête est diligentée et la Justice saisie.
Le Défenseur des droits étudie ce dossier car le CRAN l'a saisi malgré la procédure en cours.
Personne évidemment ne se risque à évoquer le passé d'Adama Traoré. Etait-il effectivement ou non sorti de prison un mois et demi avant le 19 juillet ? On glisse sur le fait qu'il serait intervenu pour assister son frère Bagui concerné, avec d'autres, par une enquête préliminaire pour extorsion de fonds, même si ce dernier affirme qu'Adama aurait fui parce qu'il n'avait pas ses papiers.
Ces informations n'auraient pas rendu moins douloureuse la mort d'Adama pour sa famille, ses parents, son frère et sa soeur Assa, tous deux très présents médiatiquement, mais elles seraient nécessaires pour déterminer si les gendarmes ont été confrontés à des angelots ou à des jeunes gens décidés à en découdre.
Cette mécanique irrésistible de la présomption de culpabilité à l'encontre d'autorités que l'état de droit légitime est d'autant plus insupportable en l'occurrence que l'autopsie n'a relevé "aucune trace de violence de nature à entrer dans le phénomène du décès" mais, outre des égratignures, "une infection massive touchant plusieurs organes" dont la nature sera précisée par une expertise bactériologique et toxicologique (Le Parisien).
Dans le climat de ces dernières années, il est tristement normal que la famille Traoré soupçonne et incrimine.

Il n'est pas habituel, en revanche, qu'un avocat sollicite une "contre-autopsie" comme si la première était sujette à caution "malgré la compétence des médecins légistes(...)et pour rassembler le maximum d'informations claires pour la famille". Comment laisser entendre plus élégamment qu'il doit y avoir une vérité acceptable pour la famille ?
Il est vaudevillesque mais prévisible que Me Karim Achoui s'immisce sans titre dans ces péripéties et qu'il soit clairement renvoyé à la déontologie par le confrère en charge du dossier, Me Zajak.
L'anormal qui se rapporte à la structure même du monde médiatique et de la tonalité sociale et communautariste favorisée par la gauche de gouvernement, est la focalisation unilatérale sur un point de vue pour lui apporter du poids, de la consistance et de la plausibilité.
Et l'absence totale de dénonciation des transgressions graves qui portent atteinte à l'ordre public, aux personnes et aux biens. Avec l'aval lâche ou complaisant de ceux qui auraient pour mission démocratique de les fustiger.
Mais comment résister ?
Puisqu'aujourd'hui c'est pain bénit que de préjuger une "bavure" au détriment d'une famille Traoré, ou demain d'un jeune maghrébin... Je parie que Dupont ou Dubois exciteraient moins la partialité médiatique.
Cette machine infernale qui se plaît sinon à inverser l'ordre des responsabilités au moins à répudier toute équité, en exigeant d'abord des preuves de la normalité institutionnelle, m'a toujours indigné. Avec ce paradoxe que "la vérité, on la veut avec vous, madame la juge" mais qu'il serait hors de question qu'elle soit différente de celle que depuis quelques jours, insidieusement ou ostensiblement, on cherche à diffuser (JDD).
Tout est fait depuis le 19 juillet pour susciter le trouble dans le certain et la malignité dans l'évidence.
Car il est manifeste que la déontologie des journalistes s'arrête juste avant le traitement de ces incandescences régulières, toujours appréhendées sur le même mode. L'objectivité est inconcevable puisque la cause est toujours entendue.
Pas pour moi. Je regrette mais les Traoré ne sont pas forcément respectables et la police et la gendarmerie pas forcément coupables.

 

Prendre des précautions ou Principe de précaution

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Hier, dans notre quotidien préféré, Jean Claude Pierre nous livrait son nouvel assaut contre le danger qu'il croit voir poindre : la remise en cause du principe de précaution.

Son point de vue n'ayant pas fait l'objet d'un lien direct, j'ai cru bon de le reprendre de manière à ce que ceux qui auront envie d'en prendre connaissance, avant mon commentaire en prime, puisse le faire.

Ledit commentaire sera bref : ce type de plaidoyer me met mal à l'aise. Même s'il est livré avec son stock de références en renfort et porté par un homme dont la réputation et l'aura, dans le domaine, ne sont pas discutables.

C'est le mot "principe". Je sais. Jacques Chirac l'a inscrit dans le marbre. Mais quand même. Principe ça va dire "avant tout". ça veut surtout dire "on bloque tout, au cas où..". Comme il y a toujours des risques, des dangers, on peut effet empêcher toute évolution, toute technologie, tout projet, à partir de ce positionnement.

Prendre des précautions, c'est évident, c'est indispensable, c'est incontournable. Mais en "invoquer le principe" c'est autre chose. C'est une posture de blocage, d'impossibilité, d'interdiction d'avancer. 

Avec cette position radicale la vaccination, les moyens de transport modernes, l'informatique même et entre autres, n'auraient pu se développer. Plus récemment on peut voir les dégâts de cette dérive radicale lorsque 110 Prix Nobel abjurent les tenants de ce principe de stopper leur campagne contre le riz traité OGM qui permettrait selon leur déclaration, de sauver des millions de crève la faim dans le monde. 
110 Prix Nobel, c'est quand même pas rien en terme de référence scientifique.

Bref, pour tenir ma promesse de brièveté disons le tout net : le principe de précaution affirmé avec ce type d'absolu c'est un truc de vieux, une expression de société de peureux qui veut se protéger de tout. Tellement qu'elle en oublie l'ouverture, la nouveauté, la vie quoi.

110 Prix Nobel accusent Greenpeace

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Curieux.

Pas de grandes déclarations de nos écolos bobos ayatallas ni de trace de relais dans les grands medias sur le sujet. C'est pourtant 109 prix Nobel (110 aux dernières nouvelles) qui ont rendu publique leur position ce 29 juin dernier.

Tous vendus à Monsanto ? Quoi ? J'entends pas ce que dit le fameux multi délinquant médiatique moustachu aux caméras alléché ? 


Par ailleurs Greenpeace ? Pas de candidat lanceur d'alerte pour dénoncer l'opacité de leur financement ? Leur budget ? Leur organigramme ?

Une pétition pour demander enfin la transprence de cette organisation multinationale ?

L'article en entier ici. Désolé il est en anglais parce que seul le Washington Post a accepté qu'on y accède.

Autrement, faut payer. Courage : Google vous fait la traduction en ligne directement et en bloc.

c'est par ici en cliquant sur le lien tout simplement

http://wpo.st/VCCk1

Quand les Verts oublient leurs vicissutudes pour se parer des habits de Zorro

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Ce genre d'interview est étonnant. Ainsi donc les "lanceurs d'alerte", bien qu'on ne sache pas exactement ce que contient ce label ni qui a le pouvoir de l'accorder, seraient donc des bienfaiteurs.
Qui ont la mission, selon l'interviewé, de faire rendre gorge à ceux qui veulent tromper, c'est à dire aux entreprises (sic). Et seulement elles, 
Sans doute, selon lui, parce que seules elles ont des choses à cacher. Ce qui n'est certes pas le cas de Verts bien entendu qui ne font que régler leur compte, par dénonciations fieuleuses, avec ceux qui veulent sortir de leur marigot.
Pire encore, ce même pourfendeur se permet tranquillement de jeter l'opprobe sur les "grands groupes" car "ils ont tous quelque chose à cacher". 
Mais où on est là ? Et qui se permet de dire ça ? Un petit député européen, même pas élu face à des électeurs mais grâce à une bonne place sur une liste négociée dans des manigances de couloir et dont personne ne connaît les noms. 
Et qu'est ce qui lui permet d'être aussi méprisant à l'égard de ces groupes et entreprises qui ne peuvent se perpétuer, non pas du fait d'embobinement ou de tromperies des populations mais parce que leurs productions sont reconnues et appréciées ?
Sauf bien sûr à considérer que le peuple est endoctriné, aliéné et qu'il a donc besoin de la conscience éclairée de "ceux qui savent", les Verts par exemple, pour comprendre et se guider.
Et pourquoi faire le choix d'un Vert à 3 jours de leur expression de refus du suffrage universel, montrant ainsi le peu de cas qu'il font de la démocratie ?
Comment peut-on, dans ces conditions, se permettre de se poser en pourfendeur de ceux qui ne respecteraient l'intérêt général ?

Etonné en tout cas et déçu que Ouest France passe cela sans même contrebalancer avec un autre point de vue. Ce n'est ni habituel ni le genre de la maison.

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