Les dangers de l'affrontement à la française

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Le point de vue paru dans l'édition du vendredu 24 juin d'Ouest France

CGT : C'est la lutte finale ?

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La police charge à Rennes !!! : Un vrai fromage qui sert les casseurs au final

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à Madame la Maire de Rennes

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Chère Nathalie, Non, non, ce n'est pas vous qu'il faut étriller.

D'abord parce qu'en pleine bourrasque ce n'est pas le moment. Ensuite parce que ce qui se passe à Rennes n'est, à 95%, pas de votre fait. C'est le résultat du pourrissement de la non-application des décisions de droit de NDDL dû à l'incapacité du Président, pourtant chef des Armées, à agir pour y faire respecter l'État de droit. Le squat s'ancre depuis des mois et y regroupe tous ceux qui, de France et d'ailleurs, ont des comptes à régler avec la société. L'impuissance du sommet de l'État atteint tous les niveaux des autorités locales et renforce l'impunité des occupants-casseurs. C'est leur base et ils essaiment.

A Rennes, ils ont trouvé un nouveau nid : Rennes2. Il est faux, comme on a pu le lire ici et là que Rennes a une tradition de violence. Jamais, ni en 36, ni en 68 ni depuis, il n'y a eu de débordements dans les manifestations. Sauf récemment, précisément dans cette université qui n'en est pas à sa première occupation-saccage. Le prétexte de la loi Travail y a été promptement utilisé par les agitateurs professionnels comme ce doctorant, rémunéré pour ses études, qui se vante d'être à la tête de ce mouvement, après le précédent il y a quelques années, et qui se fait même complaisamment interviewé, pose à l'appui, dans la presse nationale.

La transformer en ZAD2 n'a pas été un problème. L'incurie des dirigeants de Rennes2 ne date pas d'aujourd'hui. Elle ne tient pas aux personnes, elle est structurelle dans une organisation où les élections aux instances de direction sont verrouillées par les corporations d'apparatchiks syndicaux qui se protègent les uns des autres pour se perpétuer. Leur seule mobilisation depuis des années a été : "non au rapprochement avec Rennes1". Bien sûr, parce que là, il y a une direction et des obligations d'études. On voit d'ailleurs la différence dans les résultats.

Bref, Madame, avec cette seconde base, travaillée par le Zadistes plus les entristes de tous poils qui noyautent les fragments de syndicalisme étudiant vous avez de lourds handicaps à gérer. Pour les 5% restant, on peut considérer que vous n'avez fait qu'une seule erreur : croire naïvement que les organisations qui les hébergent respecteraient leurs promesses de quitter la Salle de la Cité comme juré, signé. On mettra cependant cet écart au compte des conseils de votre entourage influencé sans doute par des restes de passé post-soixante huitard.

Maintenant, il faut tenir bon Nathalie. "Cela suffit", comme disait un éditorialiste bien connu ces jours-ci. S'il vous plaît écoutez votre population plutôt que vos combinards de liste rabibochée. C'est beaucoup plus sûr pour votre avenir et le nôtre. Les Verts qui sont 225 en Bretagne ne représentent plus rien, les Communistes, qu'ils s'intitulent Union des Étudiants non plus et les profiteurs frondeurs disparaîtront dès que vous arrêterez de les alimenter.

Regardez ce qui s'est passé autour de nous. En Pays de Loire, le PS a cédé aux sirènes écolos et aux sangsues pour une union d'occasion. Il a largement perdu. En Bretagne notre ministre les a clairement rejetés. Dans la bonne tradition bretonne il est allé au combat avec ses propres forces. Nos forces. Il a gagné.

Alors n'hésitez pas, allons-y.

Avec deux actions prioritaires à programmer sans attendre : l'invalidation de la gouvernance de Rennes2 et sa fermeture pour réinscription sous égide d'une réelle autorité et le ferme soutien à une demande d'intervention sans délai contre les occupants illégaux de Notre Dame des Landes.


 

Non non vous ne vous trompez, nous sommes bien en 2016

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Et vous lisez également bien : C'est bien la déclaration, à la tribune de son congrès du secrétaire général de la CGT.
C'est également sa photo, et celle de sa garde rapprochée à la clôture en avril 2016.

"Notre ligne, elle est claire, c'est contester, proposer, rassembler et mobiliser".

Poing levé et vibrant l'Internationale comme au bon vieux temps. Pour accompagner ce slogan extraordinairement constructif comme on peut le lire.

Il y a un peu plus de 100 ans, la CGT d'alors sortait de son bunker anarchiste, revendiquant ouvertement la guerre civile et le renversement de la société démocratique à peine installée.

C'est à ces moments qu'elle appelait à rejeter tout accord de protection sociale car ils risquaient de rendre le capitalisme supportable et donc de détourner de la nécessité de l'insurrection pour la révolution.

C'est alors que son secrétaire général appelait, à la tribune de son congrès au sabotage des matériels et des usines et à la grève générale insurrectionnelle.

Tout cela peut se retrouver très facilement dans n'importe quel site d'historique social un tant soit peu sérieux.


Depuis cette période il n'y a pas eu qu'un coma amnésique. La CGT a eu des moments de collaboration et de construction de notre société : sa participation à l'Union Sacrée de 1914 même si elle fut brève, son unité d'action avec les autres syndicats, notamment chrétiens dans les années 30, une véritable communion avec le peuple à la suite de la contribution à la mise en place, enfin, de la sécurité sociale puis des régimes de retraites.

Hélas, la chape communiste a bien glacié tout cela pendant des décennies. La faillite puis l'effondrement de l'URSS et de ses satellites de l'Est, ont amené une ouverture que Louis Viannet puis Bernard Thibault ont honnêtement tentée.

Beaucoup l'espéraient et l'ont encouragé. J'en fus. Car faisant partie de ceux qui considèrent que ses troupes sont beaucoup moins fermées que son encadrement professionnel à la réalité des rapports sociaux. Et que, si on pense que le progrès social est lié à la négociation, l'équilibre qu'elle requiert exige de rapprocher plutôt que de diviser les forces syndicales.

Re-hélas, Le Paon passa par là et pour se refaire une virginité Martinez fut appelé. Et comme souvent, en pareille difficulté, que fait-on ? On revient aux bonnes vieilles recettes du passé. Avec les bonnes vieilles troupes toujours disponibles pour nous suivre, d'autant qu'elles sont de plus en pus constituées par des salariés fonctionnaires qui ne risquent rien statutairement.

Alors on remet ça. Ça marche sur le moment, c'est sûr. Au moins pour ceux qui sont là. Le chœur est enthousiaste. Mais ça donne envie à qui de les rejoindre sinon qu'aux nostalgiques des périodes passées ?

Cégétistes, au lieu de vous faire des petits plaisirs à ressasser et finir par mourir isolés, ressaisissez vous.
Pour avancer, les salariés, les entreprises, la nation du 21ème siècle, ouverte irrémédiablement sur le monde, vous disent qu'ils n'ont pas seulement besoin de votre force de contestation mais tout autant de vos capacités de coopération.

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