Le Deal de 1945 doit être revu : volet 1 les syndicats

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Ci-dessous le Point de vue paru dans Ouest France de ce matin.

Il s'agit du 1er volet de la remise en cause du Deal Social de 1945 qui concerne davantage les syndicats.

Un second volet suivra dans quelques temps, au moins dans ces colonnes, davantage centré sur les organisations patronales et notamment leurs carences de représentativité.

C'est écrit petit mais ça peut se louper....




Quand le journalisme désinforme ....

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Vous avez vu un démenti journalistique quelque par vous ? Le document suivant provient de la SNCF directement à la suite des "infos" fait état cette semaine. A lire pour se rendre compte des distorsions du "droit à l'information" quand il n'est plus synonyme d'éthique journalistique.

NOTRE TRANSPARENCE CONTRE QUELQUES EMBALLEMENTS
par  Guillaume Pepy
Aujourd'hui, nous le savons bien, le temps médiatique oblige à travailler vite : l'info disparaît souvent aussi vite qu'elle est apparue. Ses suites intéressent moins que la prochaine info. La compétition des médias en ligne demande toujours plus de rapidité et ne permet pas toujours vérifications ou prise de recul .... Nous savons tout cela.
SNCF, parce qu'elle est au cœur de la vie des 65 millions de Français, est plus que toute autre entreprise au cœur du débat public. Nous ne le refusons pas parce que chaque jour SNCF est là pour améliorer  la mobilité de 6 millions de voyageurs et servir la logistique de 40.000 entreprises .... Nous sommes attendus et partenaire de la vie des gens.
Et pourtant, quand l'info dérape, ce sont les 260.000 salariés SNCF qui s'interrogent sur cet emballement. Peut-on admettre que l'on remette ainsi en cause le travail des sa lariés et leur engagement ? Chaque semaine, je suis interrogé sur le terrain parce qu'un soi-disant scoop peu vérifié, suscite emballement et polémique ... qui disparait avec la vérité tardive . Bien sûr, SNCF n'est pas parfaite. Elle peut être critiquée. Elle doit s'améliorer.
La semaine dernière, l'AFP reprend un article du site Economiematin.fr et annonce une augmentat ion des tarifs TGV ainsi que des échanges de billets plus chers et plus difficiles. Suscitant de trop nombreux articles de presse. La recherche de la vérité n'intéresse pas, le jugement claque. La condamnation générale est immédiate. Le problème est que .... il n'y a pas d'info !
Après 3 jours de recherche, la vérité est à la fois affligeante et utile. Le journaliste du site web a tout simplement, en voisin de siège TGV, observé un consultant externe à SNCF, trava illant sur une perspective de benchmark, sur les tarifs et services aériens et ferroviaires en Europe. Journaliste et consultant l'admettent ... mais la machine est partie. Emballement et surenchère font le reste.
L'expérience est cruelle pour SNCF et les médias. Tous les français ont retenu une augmentation de tarif alors que c'est faux.
Six mois plus tôt, lesdits trains « trop larges » sont un formidable résumé d'un faux scandale dénoncé par un journal satirique. Non, les trains Régiolis d'Alstom ne sont pas « trop larges » : ils ont été ho­ mo-Io-gués, 2 mois avant, par l'Etat. Mais c'est parti pour un emballement. Jusqu'à ce que deux auditions, au Sénat et à l'Assemblée Nationale, plus un rapport de 350 pages, viennent montrer que le scandale n'existe pas. Mais c'est trop tard pour les français et les 260.0000 sa lariés qui en parlent encore.

La SNCF n'est pas parfaite, nous demandons des faits et pas des rumeurs. Nous voulons y contribuer en ayant fait de notre transparence au quotidien une des valeurs de SNCF. Cette transparence, suivie par Transparency International, est une nouvelle façon d'informer les citoyens, y compris dans des domaines sensibles comme la sécurité, la production, les grèves, les relations avec les élus. C'est une première en Europe pour une entreprise publique de cette taille.

Enfin, ce que nous proposons pour éviter les emballements médiatiques ne reposant que sur des rumeurs c'est désormais de vous donner les moyens de disposer de toutes les informations vérifiées sur le site http://www.sncf.com/fr/presse/a-la-une.
Nous nous engageons à partir d'aujourd'hui à réagir en temps quasi réel de manière à ne pas les laisser s'installer.
Je crois pour ma part que c'est une vraie réponse à l'attente des cheminots, des citoyens et des clients. Si nous sommes une entreprise « pas comme les autres », soyons le par l'accès de tous à nos données clef plutôt que par des emballements qui entament la confiance dans cette entreprise qui appartient à tous.

Haro sur LePaon de la CGT ?

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Bureau et appartement refaits
et maintenant on apprend un passage de sa région à la confédération avec, en prime, une indemnité qui, le moins qu'on puisse dire, fait débat.

Canard Enchaîné en tête, Le Monde bien sûr, l'Express mais aussi les Échos se repaissent. On n'a pas encore eu le 20h de TF1 ni le fameux Œil du 20heures de France 2 qui, étonnamment n'ont jamais de sujets sur les a-côtés journalistiques, salaires et avantages en tous genres, voyages,cadeaux, déjeuners...

Mais enfin, la dérive est là. Nul doute que l'intéressé et toute la CGT le
paieront. Cher. Au-delà de la déconsidération, c'est toute l'action syndicale et l'engagement des syndicalistes qui sont, une nouvelle fois, sur la sellette. Car c'est bien évident : le syndicaliste doit être désintéressé, pauvre et, naturellement, vindicatif, souvent envieux quand ce n'est pas carrément hargneux .

Il faut cependant être clair  : ce type de comportement n'est pas
défendable.

Mais là où les loups et autres vautours feraient bien de nettoyer sous leurs pieds avant d'aller plus loin dans la dénonciation c'est quand on voit des organisations patronales se faire des choux gras de l'affaire.

Oubliés les millions de l'UIMM, les fausses cotisations à des organisations fantômes comme la CGPME qui, tout en paradant à Paris, serait bien en peine de justifier du nombre exact de 2000 adhérents sur toute la France .

Surtout, ainsi passé à  la trappe le  scandale permanent du financement du syndicalisme patronal imputé sur les frais généraux de l'entreprise, c'est-à­ dire payé à partir de la valeur ajoutée produite par le travail de tous mais qui ne sert qu'à défendre la position des patrons contre ....précisément celle des salariés qui l'ont payé.
Moins flamboyant que les turpitudes cégétistes, ce détournement de fonds mériterait davantage d'attention de la part des vertueux observateurs .

A leur décharge il faut cependant rappeler que, dans la  conscience des peuples, la vénalité des puissants et leur malhonnêteté font partie d'un paysage auquel on s'est, tous, trop habitué, depuis trop longtemps.

 

Représentants du personnel : Changer les seuils ou les règles d'élection ?

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Dans Ouest France de ce matin

SIVENS : SANCTO SUBITO ?

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Bien sûr, j’ai des aprioris sur les écolos.
J’ai « fait » le Larzac, oui. Plusieurs fois, en marchant mais aussi en chantant. Joan Baez, Graeme Allwright, etc. La fête quoi.
Les soubresauts de 68, Vatican II, les craquements du communisme, la fin du Vietnam, tout cela sentait bon l’herbe nouvelle.
Puis il y a eu les nostalgiques de l’avant-garde éclairée, privés d’Église puis de Parti qui y ont trouvé un nouveau terrain missionnaire.

Depuis, la ligne d'action des Bové, Cochet, Voynet, etc, est claire et continue : il faut régénérer en dénonçant, abattant, remplaçant. Le ressort est le même que le gauchisme : la conviction qu’on détient la vérité à soi seuls et qu’il faut donc, dans la bonne tradition jacobine marxisante, abattre l’adversaire. Lequel ? De préférence celui du côté gauche parce que c’est le plus disponible à percer et parce qu’à droite c’est moins perméable aux mises en cause et à la culpabilité.

Et pour cela tous les moyens sont bons puisque, à la même école, on a appris que la fin justifiait les moyens et que la seule morale à respecter était celle sa propre évaluation de l’efficacité.
Nous avons donc commencé la longue suite du parasitage des élections par des listes politiques captant l’étiquette « écologistes » suivi des sempiternelles dénonciations de la politique et de ceux qui, cependant, ont permis leur élection.
La mauvaise foi ne faisant peur ni aux Bové, ni aux Mamère et autres Duflot.
C’est ainsi que j’ai personnellement assisté en direct, alors que j’étais élu rennais, à la mise en cause par Yves Cochet, pourtant élu, comme il en a toujours eu besoin pour passer la rampe, grâce aux voix de gauche, de Edmond Hervé, alors maire de Rennes, à la sortie de son procès sur le sang contaminé. Mise en cause perfide « Oui, bien sûr, vous n’êtes pas considéré comme responsable, mais quand même….. » avec le mouvement de tête dubitatif qui va avec.... Abject, même car il montrait bien ainsi qu'il visait l’homme et non sa politique et que lorsqu’on connaît la personnalité et la conduite dans les affaires publiques d’Edmond Hervé –et c’était bien sûr son cas puisqu’il avait négocié avec lui sa place dans la liste électorale- c’était totalement déplacé, inacceptable, et en tous cas pour moi qui l’ait vécu, insupportable.

Ce type de comportement a perduré. Je n’en ferai pas la liste et me limiterai à la figure emblématique qu’en est José Bové, récidiviste boutefeu, de tous les prurits, qui n’hésite pas, de Notre Dame des Landes, Carhaix à Sivens, à incorporer anars et casseurs, encourager les échauffourées, puis dénoncer, comme il se doit, les outrances, naturellement, policières.

Un manifestant est mort avec des traces de TNT sur ses vêtements. C’est donc qu’il a été tué par la maréchaussée affirme-t-il aussitôt sans ciller. Sans plus de procès. Et trop de médias de reprendre à l’envi cette dénonciation.
Sans plus de question. Celle par exemple de se demander s’il n’est pas normal qu’un manifestant lancé dans ce type d’affrontements garde des traces de poudre sur ses vêtements ?
Vraiment peu d'interrogation des âmes bien pensantes. Et, parmi les responsables politiques, il faut que ce soit une personnalité de droite, Fillon, qui ose questionner la responsabilité de ceux poussent ces manifestants à de telles violences délibérées.
La lecture des réactions est déprimante. Dans l’Église catholique, même pour déclarer qu’un pape peut être saint, il faut un procès où les arguments pour et contre sont discutés durant plusieurs années. Ici, en 2 jours, le mort est sanctifié, les élus locaux condamnés, des années de décisions démocratiques poubellées.

Ce genre de choses est surtout gros de menaces pour demain. De tels travers dans l’information, dans les responsabilités, dans la mise en cause systématique de ceux qui sont chargés de faire appliquer la loi et donc de nous protéger, ne peut qu’augmenter le soutien au Front National.

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